CUBA A VELO.
Deux mois et demi dans le pays de la salsa, des vielles voitures et bien d'autres charmes, avec un vélo chinois,et son lot de pannes, résolues en temps et en heure grâce au concours d'une population locale qui m'a été donné de rencontrer, très aidante malgré leurs problèmes lié à une dictature particulière.


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HISTOIRES DE VELOS.


Je dois tout de même résumer la vie de mon vélo cubain. Je suis arrivé à faire six cents kilomètres avec celui acheté d'occasion 100€ à la Havane, tout ceci sans problème.

 Un jour Fritz a bien cru que son périple allait s'arrêter dans un coin de brousse à une centaine de kilomètres de Vinales. Sa jante a cassé au niveau du contact des freins.
Après un trajet en charrette à cheval jusqu'au prochain village, notre seule opportunité a été de racheter un vélo neuf pour récupérer une roue à adapter sur le vélo de Fritz. Nous n'avons pas eu trop le choix pour le modèle, il y en avait que deux dans le container magasin, dont un était déjà handicapé par sa roue voilée. Après, l'acquisition de cette nouvelle merveille le "mécanico" a adapté la roue de mon ancien vélo sur celui de Fritz en lui faisant perdre une vitesse. De mon côté, mon nouveau vélo rouge qui a bénéficié de toute la meilleure technologie de l'ancien ( certains éléments ont pu rendre le vélo un peu plus à ma taille et les pédales n'étaient pas d'origine et je savais que je pouvais compter dessus, plus que les neuves). Je n'ai pas eu le temps de me réjouir très longtemps de cette meilleure efficacité. Dès, la fin du premier jour, j'ai attaqué la série de problèmes. Ça commencé par la manivelle les pédales qui d'usine n'avaient pas suffisamment été serrées d'usine. L'axe s'est  ovalisé (vous me suivez?) et malgré plusieurs serrages successifs, pas toujours avec la bonne clé qui n'est pas toujours facile à trouver. Nous avons dû au bout de quelques jours faire souder l'écrou, puis la vis s'est rompue. Enfin, au bout de la quatrième soudure, le problème a été résolu. Pendant, tout ce temps lorsque je n'avais pas la pédale dans la main, mon vélo présentait un grincement qui sans le Mp3 musique serait devenu infernal. Je sentais le regard dubitatif des Cubains lors de mon passage.


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Publié à 01:31, le 28/01/2008, La Havane
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Suite histoires de vélos.

 Cela a été le premier gros problème. En parallèle, il y a la série d'avaries qui tourne autour des pneumatiques. Comme vous avez pu le voir sur une photo. Les deux pneus neufs au bout de deux jours ont présenté de graves entaillent. J'ai ainsi roulé avec des pneus sous-gonflés, ce qui ne m'a pas facilité l'effort. Le côté débrouille des Cubains m'a permis paradoxalement d'effectuer pas mal de kilomètres avant la première crevaison. J'avais le sentiment de rouler avec des roues carrées après qu'ils aient commencé à me mettre des morceaux de pneus dans les pneus. Il a fallu que ma soeur se déplace spécialement de France pour m'apporter un pneu qui m'a fait gagner quelques kilomètres heures, Marco s'en rappelle.Malgré, des pneumatiques plus corrects, j'ai eu sept crevaisons, lié à l'état de la route, mais aussi aux rayons qui passaient à travers la chambre à air chinoise qui s'est transformée en chewing-gum. Ma dernière acquisition sur ce vélo a été une chambre avec du caoutchouc de chambre de voiture, garantie à vie selon le vendeur, mais elle faisait douze kilos.

 L'autre grosse défaillance que je n'imaginais pas avant de passer les trois milles kilomètres concernait les rayons. Ces derniers cassaient par deux, jours après jours  jusque je trouve  une roue complète d'occasion  que j’ai trouvé plus facilement que les rayons neufs.
 
J'ai aussi eu des problèmes avec les roulements à billes des moyeux de roue. Un jour nous finissions notre étape de nuit, je ne savais jamais si j'étais vraiment dans une montée ou si c'était le roulement qui se bloquait.

 Cela serait certainement plus rapide si je vous faisais part des élèments pour lesquels je n'ai pas eu de problèmes. Il est vrai que c'était parfois usant cette succession d’ennuis. Cependant, très souvent les solutions venaient à ma portée comme par magie. Comme cet homme près de Cienfuegos qui était devant moi en vélo avec un poste à souder aussi archaïque soit-il, pour réparer ma pédale cassée. C'est depuis ce jour-là que j'ai compris que tout était possible à Cuba.
 
Ces contretemps m’ont appris que chaque problème se règle l’un après l’autre, au fur et à mesure qu’ils apparaissent. Sortie de cette morale, j’ai pensé un jour acheter un cheval. Sur les conseils d’un local, un cheval s’achète 150 €, trotte à 15km/h et peut parcourir une cinquantaine de kilomètres par jour. Mais finalement, j’ai fait beaucoup plus avec mes vélos. Ce voyage représente un petit exploit pour moi et en aucun cas je regrette cette expérience unique qui à travers ces 4500 Km de route en sept semaines nous à fait découvrir une île merveilleuse dont la population est remarquablement accueillante malgré tous leurs problèmes liés à la dictature et à l’embargo.



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Publié à 01:30, le 28/01/2008, La Havane
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DERNIERE SEMAINE.

 Après avoir effectué à l'aide des alizés les milles kilomètres qui nous séparaient de la Havane, en six jours éclairs, j'ai choisi d'investir dans une autre semaine de cours, cette fois sans passer par l'intermédiaire Suisse. Ainsi, cela m'a coûté deux fois moins cher et la prof était payé deux fois et demie plus cher!...
 Ma prof. ainsi que sa famille m'a fait partager beaucoup de sa souffrance quotidienne. L'absence de liberté individuelle et de pensées les brime beaucoup malgré ce que l'on peut trouver d'écrit comme propagande dans les campagnes.
 En plus de ce fait avéré, le carnet à rations est tout bonnement de la poudre aux yeux, ils ont gratuitement 1200kcal/ jour par adulte, mais le complément est très cher pour eux, car, avec cette quantité  de calorie, il faut se lever de bonne heure pour aller faire la queue chez le vendeur de rue pour combler la faim de la nuit.
 Même la circulation dans le pays est contrôlée, il faut acquérir des autorisations pour visiter sa famille.
 Je trouve Fidel très orgueilleux et pervers, il souhaite toujours se donner une image positive en favorisant un bon niveau d'enseignement en formant de bons médecins. Mais quoi de plus terrible que d'avoir l'ouverture d'esprit pour comprendre la situation alors que certains dictateurs dès alphabétisent les peuples pour éviter les rébellions.
 Après, avoir visité l'hôpital public de la Havane et en ayant l'opinion d'un chirurgien local, la réalité est bien différente de ce que l'on veut nous laisser croire dans les médias. Il manque cruellement de matériel et évidemment il n'y a pas de draps ni de nourriture pour les malades, j'ai vu des bâtiments brûlés comme la cuisine... Le chirurgien n'était pas à  l'aise pendant la visite, on ne doit pas savoir à qu'elle point la vérité est triste à voir.
 J'ai aussi assisté à l'endoctrinement en direct des jeunes. Le 27 janvier est une fête dédiée au révolutionnaire, anti-colonialiste de la fin du XIX° siècle, José Marty. pour l'occasion le régime organise un défilé au flambeau artisanal avec des discours. C'est très impressionnant d'entendre de ses propres oreilles des gens crier "viva la revolution", longue vie à Fidel (encore vingt ans), suivons sa lumière, vive la liberté. Alors à la question est ce que Castro est apprécié? Et bien c'est sûr, tous ces gens sont contraints de montrer un réel enthousiasme, sous peine de perdre leur travail ou leur droit aux études...




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Publié à 01:30, le 27/01/2008, La Havane
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CINEMA.

Certains cinémas n'ont rien à envier à nos grandes salles Gaumont, Pathé... Les salles que j'ai vues à la Havane doivent pouvoir contenir plus de cinq cents places. Il n'y a que le prix qui fait vraiment la différence: 2 pesos, soit 0,06€, inclus les sous titres en espagnol, on vous défie de trouver moins cher ailleurs. Paradoxalement, les toilettes pour une petite commission sont parfois moins chères. Il est vrai que tous les films ne m'ont pas intéressé, mais parfois certains sont d'actualité. À Baracoa, nous avons repéré un  film français avec Cécile de France, oh! miracle. Le premier soir, il n'y avait pas d'électricité dans le quartier du Ciné et le deuxième soir, il ne passait plus au même horaire et de toute façon Marco n'aurait  jamais  pu  rentrer car il avait les mollets nus. Et oui, une tenue correcte est exigée.



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Publié à 01:30, le 22/01/2008, La Havane
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VOL A SAINT DOMINGUE.

  Mon voyage a été une somme d'incertitudes et d'inconnue. Ce piment que contrairement à l'Asie je ne trouvais pas dans mon assiette a augmenté l'effet de surprise jour après jour. Pour cela, j'ai été jusqu'à faire un aller et retour sur la République Dominicaine pour prolonger mon visa. Les différents événements ont fait que j'ai opté pour cette formule au dernier moment. J'espérais toujours bénéficier de la complaisance des douaniers ou qu'un événement majeur change le cours des choses...
 Enfin, en ayant pu faire coïncider les jours de départ de l'avion à deux pâles, le nombre de places disponibles, très restreintes donc et la date butoir de mon visa, j'ai obtenu un billet au départ et à l'arrivée de Santiago le 14 janvier. J'étais avec 3 autres sexagénaires Italiens ce jour-là en quête de ce cher visa (sens propre et figuré). D'ailleurs, dès l'aéroport de Santiago la personne qui vendait les petits papiers vierges s'appelait désirée, son petit bureau était toujours vide. L'heure de repas s'est prolongée et c'est seulement en salle d'embarquement que le vendeur est venu nous trouver. Ensuite, le voyage s'est déroulé sans encombre, les formalités douanières nous étaient facilitées, si ce n'est que les douaniers Dominicains ont perdu le tampon. Nous nous sommes retrouvés dans une pièce de douze mètres carrés avec nos six douaniers à quatre pattes presque, à la recherche de cet article manquant.



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Publié à 01:30, le 14/01/2008, Nima Nima
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BAIGNADE PROHIBEE.

Nous avons cherché à pédaler jusqu'aux quatre cap extrêmes de l'île. Le cap nord est près de Varadero la cité "all inclusive" par excellence que nous avons pas visitée et le cap Est est fermé aux touristes pour soi-disant éviter le trafic de drogues qui s'y trouve. Ainsi, trente kilomètres avant nous n’aurons pas plus que la photo du poste militaire. Cette situation a donc réduit de moitié notre étape. Sur le retour, nous avons donc profité de ces belles plages pour organiser une petite baignade. Seulement, nous n'avions pas prévu notre apparat dernier cri. C'est ainsi, qu'en simple tenu d'Adam nous avons goûté à cette eau pure remuée par les vagues. Ainsi, n'ayant rien à perdre dans ce tumulte nous avons profité de ce rafraîchissement une bonne demi-heure en toute insouciance. C'est alors qu'un homme tout de vert vêtu agitant ses petits bras nous conviait vivement à sortir de l'eau. En plus de vouloir profiter d'avantage de ce bain, nous ne voulions pas que sa supériorité soit majorée par notre nudité. Nous avons attendu qu'il reparte, pensant qu'il allait chercher du renfort. Pas trop téméraire nous avons choisi la voix de la raison et nous nous sommes rhabillés juste avant son retour. Nous étions partagés entre le rire et la prudence devant cette autorité. L'homme accompagné par son acolyte nous a demandé notre passeport que nous n’avions pas. Cet homme de loi était finalement attachant malgré le fait qu'il nous mettait face à notre délit. Il notait toutes les informations nous concernant afin qu'il garde notre trace au cas où nous souhaiterions récidiver. Il était muni d'un carnet à feuilles volantes dans le vent, devant cette situation un peu ridicule nous avons essayé de garder notre sérieux.
 Nous avons compris pourquoi les deux jeunes Cubains qui nous escortaient jusqu’alors n'ont pas demandé leurs restes et avaient vite filé en s'appropriant la pompe à vélo de Marco. Ces deux jeunes auraient dû d'avantage éveiller notre attention, ils nous suivaient avec des vélos de bonne qualité dont un était repeint! Sans vouloir porter de jugement, ce détail aurait pu avoir raison de notre méfiance. Quoi qu'il en soit, ils ont vite pris leurs distances  en nous voyant nous baigner de la sorte devant un mirador militaire.



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Publié à 01:30, le 10/01/2008,
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CHOCOLAT A BARACOA,

Baracoa est une ville que nous avons beaucoup aimée. Son climat lié à sa situation orientale est favorable à une culture très diversifiée dont le cacao qui pousse uniquement sur cette partie de l'île. A quelques kilomètres de là plus au sud derrière la chaîne de montagne ce sont les cactus qui recouvrent cette terre plus aride. Baracoa représente un peu la capitale du cacao. Vu notre appétit grandissant nous avons rapidement franchi le seuil de la "casa del chocolate". Les guides touristiques parlent d'un établissement qui en porte que le nom. Il est possible d'acheter une espèce de liquide épais chocolaté. Sa renommée est plus liée aux glaces toujours bon marché.
 Ainsi, sur la carte de menu, on trouve deux parfums et le plus souvent un parfum est manquant. J'ai toujours une pensée pour nos glaciers dans lesquels on ne sait jamais quoi choisir.



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Publié à 01:30, le 8/01/2008,
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GLACES A L'EAU.

  Parmi les coups de coeur gastronomiques de Cuba, il y a les glaces à la mode Italienne que l'on trouve facilement dans les villes moyennes. Après un petit coup de vélo, on appréciait toujours ces deux trois cornets au prix dérisoire,à faible teneur en calories et parfois même en saveur.
 On a jamais trop craint d'être malade avec ça même si il ne fallait pas dépasser trois unités à Santiago, après cela devenait un peu critique. Marco a lu à posteriori dans le "lonely", qu'il était fortement déconseillé d'utiliser l'eau courante dans cette ville pour se laver les dents. C'est vrai que nos purificateurs d'eau avaient vraiment besoin d'entretien soutenu.


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Publié à 01:30, le 4/01/2008, Nima Nima
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LES ACCOMODATIONS.

Il a été très facile de nous loger pendant ce voyage. La formule la plus souvent utilisée est la « casa particulare » qui assure chez l´habitant gîte et couvert pour un prix raisonnable lorsqu´on voyage à deux. Selon la qualité, nous avons dépensé en moyenne de 40 à 50cuc, soit 30 à 40 €. Le plus souvent 2 lits étaient à notre disposition, la climatisation que Marco apprécie tant (parfois "Russian style" ) et de plus  en plus on trouve un frigo ( à ne pas confondre avec notre chambre froide). Les repas sont souvent très garnis, fruits, jus, protéines...indispensables à notre croissance musculaire.
 
Je souhaite revenir sur les restrictions que nous sommes loin de connaître en tant que touristes. En ce qui concerne les oeufs en 1960, un Cubain avait droit à 5 oeufs/mois, et ils nous en cuisinent 60/mois.

 La formule "casa" en plus d'être plus économique que l'hôtellerie classique, ces logements sont très conviviaux au sein d'une population charmante. Il est ainsi possible de partager le quotidien d'une partie de la population devenue plus aisée que la moyenne malgré les lourdes taxes mensuelles qu'ils doivent payer indépendamment du nombre de touristes reçus.
 Les logeurs s'adaptent volontiers à nos désirs, ainsi nous pouvions recevoir notre petit-déjeuner à 6h-6h30 pour bien attaquer notre journée.
 Quelques fois, nous avons été obligé de passer la nuit chez les habitants dans l'illégalité. Ils encourent de très lourdes amendes, en revanche ils ne nous demandent pas notre passeport dans les deux minutes qui suivent notre arrivée, comme cela ce fait dans les casas habituelles. Un soir nous avons facilement trouvé refuge chez un employé d’une espèce de camping avec bungalow qui n'acceptait plus les touristes visiblement, car c'était une adresse du "lonely". Il a pris le risque mesuré en échange d'une bonne rémunération.
 La dernière formule utilisée était l'hôtel plus ou moins impersonnel à comparer des "casas". En revanche, certains étaient vraiment confortables avec télé câblée, piscine à la mode  Russe. L'ascenseur d'un de ceux-là était partiellement en panne. L’homme de la sécurité était là pour ouvrir la porte manuellement, pour nous rappeler que l'on est bien à Cuba.




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Publié à 01:30, le 1/01/2008,
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MAGASINS...

 Plus on s´approche de l´est, plus on s´éloigne de la Havane et plus il semble que les denrées ont du mal à arriver. C´est à Camagüey, que la vitrine des magasins m´a le plus choqué. Marco se remémorait le temps de l´Allemagne de l´est avant la chute du mur. Avec un peu d’expérience, il est facile de reconnaître les magasins où l´on va pouvoir payer en monnaie nationale. J´ai le souvenir de grandes vitrines avec 4 ou 5 produits hétéroclites dont l´utilisation n’est que secondaire. Ex :1 bouilloire de grand mère, 1 bouteille d´un liquide non identifié, 1 jouet tiré d´un lot antérieur et un dé a coudre. Il faut le voir pour comprendre. À côté de cela, certaines enseignes dont le nom semble un peu inapproprié : "Panaméricas" rassemblent tout le nécessaire pour la vie quotidienne, du déodorant à la bouteille de soda... C’est payable en CUC (devises) donc très peu accessible à la population dont le niveau de vie est moyen. Ceci n´empêche pas qu´il y a toujours une file d´attente incroyable.



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Publié à 01:30, le 29/12/2007, Camagüey
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L'HOPITAL.

 Cette étape rallongée, est due au problème de santé de notre ami Fritz. Effectivement, une substance étrangère malsaine, surajoutée à la fatigue et au cigare fumé 2 jours auparavant, l´obligeait à faire des stages répétés aux toilettes. Ceci étant, le Fritz que nous connaissions joviale, plein d´énergie pour ces 50 printemps avait pris un peu de plombs dans l´aile. Ainsi, à force d´insistance, j´ai réussi à l´accompagner à l´hôpital pour un léger remplissage. J´étais assez confiant quant à la qualité des soins à Cuba, les soignants sont très bien formés et Fidel a voulu développer un service de santé gratuit accessible à tous. D´ailleurs pour la parenthèse, les chiffres en témoignent en 2007, selon l´UNICEF, cuba est le premier pays d´Amérique avec le canada à avoir le plus faible taux de mortalité infantile, devant les États-Unis, le Chili, le Costa Rica... les 2 derniers étant le Guatemala et Haiti.

 Pour en revenir à notre petite policlinique, nous étions tout de même pas très rassurés en voyant la vétusté des lieux et l'attente des gens dans les couloirs. Cela dit, après nous être présenté et dépeint le tableau actuel (beaucoup de marron), la prise en charge a été rapide.Le pauvre Fritz a vite trouvé un lit pour reposer ses jambes. Le médecin après prise des paramètres vitaux et sociaux (passeport) a prescrit une perf avec ions, un anti-émétique et une bonne vieille intramusculaire de spasmolytiques inoculée par la main lourde d´une bonne vieille infirmière... J´étais là en superviseur et garant de l´hygiène générale. En connaissance de leurs moyens, je n´ai rien eu à redire. Ils utilisent du matériel à usage unique, en revanche pour les perfusions, il n’y a pas de cacheter souple. Ainsi, il a dû être repiqué plusieurs fois sur la journée car dès le moindre mouvement, l’aiguille métallique transperce la veine. J’en est profité pour demander à l’infirmière la plus avenante, si je pouvais visiter le site (leur charge de travail le permet, il y a 4 infirmières pour deux lits d´ambulatoire. Ce petit hôpital de campagne n´a pas d´hospitalisation à proprement parlé. Il y a une salle de déchoquage pour préparer les transferts sur la capitale de province. Ce qui m´a le plus marqué c’est le service de stomatologie qui regroupe 4 ou 5 fauteuils de dentistes dans la même salle "Russian style". La stérilisation est aussi assez incroyable. Pendant "le repos du guerrier" j´ai pu discuter avec le fils du 2° malade, diabétique, qui venait lui pour une crise d´hyperglycémie. Il est venu avec son matériel d’injection d´insuline et sa seringue avait déjà deux mois, comme en témoigne la photo, les graduations étaient légèrement effacées. Alors, gaspillage, économie de santé où est le juste milieu?


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Publié à 01:30, le 6/12/2007, Viñales
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Suite hôpital

 Pendant mon séjour, j´ai ainsi pu en conclure qu’il y a de très bons résultats de santé pour le peu de moyens. Tous les médicaments sont accessibles à tous avec leur prix dérisoires dans les pharmacies (lobby des labos ou pas..) Certes, il n´y a pas le dernier cris de toutes les molécules et ce n´est pas à la pharmacie que l´on va trouver la crème raffermissant de madame ou la pilule fortifiante de monsieur.

 J´ai aussi été confronté au désespoir d’un père face à la maladie cardiaque congénitale de sa nièce. Lui trouve que le réseau de soins est complètement insuffisant. Il y a toujours quelque chose qui m´échappe... On m´a montré à la Havane , l´hôpital où Alain Delon venait se faire faire de la chirurgie esthétique, alors ?





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Publié à 01:29, le 6/12/2007, Viñales
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MARIEL, NOTRE PREMIERE ETAPE.

Je l´ai intégré récemment, c’est de là en 1980 qu’environ 123 000
Cubains ont pris le bateau pour Key West (Floride). Ils ont parcouru les quelque 90 miles pour échapper aux contraintes du régime. Fidel s´est félicité de cet exil « d´asociaux », pré* et post délinquants, parfois homosexuels, qui ne suivaient pas l´idéologie imposée.

 Au moment où je suis arrivé dans cette ville, je n´ai pas perçu ce passage d´histoire. J´étais d´abord lessivé par mon premier trajet, aussi court soit-il. Je me suis vite rendu compte que les Kms étaient plus longs pour moi que pour mes camarades. Deuxièmement, c´était le jour du grand départ de la capitale. Je ne savais pas encore vers quel désert économique, j´allais me diriger.

 Effectivement, Mariel était une sacrée transition, un choc social. C´est une ville industrielle dont l´odeur de soufre semble étouffer toute vertu festive, que j´avais l´habitude de voir jusqu’à ce jour. Donc, un samedi soir, plus calme avec comme environnement, une bonne vieille usine à deux doigts d´exploser, a favorisé une transition sévère vers la réalité cubaine. L´homme qui nous a reçu a dévoilé ses sentiments à propos de la qualité du régime actuel. C'est aussi depuis ce jour que j’ai commencé à voir beaucoup de propagande "vive la révolution, vive Fidel"...Mon avis est que la révolution a apporté beaucoup de positif mais aussi beaucoup d´isolement et de restrictions. Je reviendrai sur ce dont j´ai compris du sujet ultérieurement.

 Une loi est sortie en 1978, la loi de la "dangerosité" ou de la "pré-délinquance", elle stipule qu´un individu, même s´il n´a commis aucun délit mais s’il manifeste un "penchant naturel à en commettre"est considéré comme un délinquant, on peut l´emprisonner jusqu’à sa "réhabilitation totale, mais qui a le pouvoir d’en décider. C´est la notion de péché par la pensée.


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Publié à 01:30, le 1/12/2007,
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HABLAS ESPANOL?

 Je précise avant tout que je n'ai pas le droit de prendre des cours alors que j'ai un visa touristique, voilà pour la discrétion.

 Je suis très content d'avoir opté pour cette formule, maintenant que je connais le système, j'irais directement dans le pays pour payer moins cher.

 C'est assez intensif, je suis avec une collègue suisse allemande, nous apprenons de 8h30 à 12h avec une pause à 10h, il m’arrive toujours d'en prendre une de plus, mes yeux arrivent à se fermer tout seul.

 En plus, de ces 3h30, (je pensais que cela ne suffirait pas si l'on ne me repetait pas plusieurs fois les choses, tel un harcèlement), j'enchaîne direct avec une autre heure en individuel. Le premier jour, cela m'a vraiment fait mal de ne pas aller me restaurer avant mais enfin maintenant, c'est presque derrière moi et je peux un peu mieux converser et je me rends mieux compte de mes fautes.



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Publié à 02:37, le 30/11/2007,
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LA "COMIDA".

La nourriture à cuba est souvent composée d’oeufs  le matin, comme vous avez pu le voir sur une photo. Il faut obligatoirement aimer le riz sinon, problème.  Dans ma « casa », le riz accompagne tous les jours une soupe de haricots rouges ou noirs. Les desserts sont assez folklos. De la confiture de goyaves ou de coco, (tellement c’est sucré) avec du fromage. Au début, je dois dire que ça m’a surpris, même si je peux affirmer, que j’aime le sucré et salé.

 Dans les « paladars », restaurant chez l’habitant, il faut compter pour un poisson avec garniture de 10 à 18 euros à la havane car ils ont une redevance mensuelle de 200€, il leur faut donc en vendre quelque uns…

 À côté de cela, il est possible de manger à la Cubaine pour presque rien avec leur monnaie nationale: (1cuc=25 pésos).

 Dans la rue, une glace est à 1 péso et dans une station-service par exemple, c’est 1,5 cuc. Vous vous retrouvez pour le même prix avec une trentaine de glaces.




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Publié à 01:30, le 30/11/2007, La Havane
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LAISSE LES JAMBES ALLER ET LES FILLES DANSER.

  Cuba se découvre en dansant, la nuit, le jour, à deux, en cours...

Pour ma part, mes premiers mouvements au son de la Salsa se sont faits avec une prof de 25 cm de moins que moi. Petit à petit, j'ai l'impression de laisser le balai que j'ai dans le cul devant la porte. La dizaine de cours me fait du bien, mais une autre série, ne serait pas de trop. J'ai commencé par apprendre les trois sortes de pas puis le numéro un, puis deux puis trois ... jusqu’à dix, (peut être ce soir d’avantage). Le problème suivant, c'est le changement de partenaire, je perds tous mes moyens et je dois recommencer à zéro. Surtout que certaines de mes partenaires ne sont pas très patientes et l’intérêt commercial revient vite au goût du jour. Je vous laisse imaginer...



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Publié à 11:49, le 28/11/2007,
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VIVE LE COMMUNISME!

Un pays comme Cuba avec embargo et un « socialisme communiste » fort donne:

 -Un salaire moyen de 15 US$ par mois.

-Une économie a double vitesse avec un réseau parallèle.

- Une pénurie sur tous les produits: pas de vélo, pas de portable, des heures d’attente pour acheter un bout de pizza…..

 On doit ainsi braver pas mal d’interdit étant donné la restriction liée au régime politique, les locaux n’ont pas droit d’utiliser Internet, et les taxes pérennisent leur  pauvreté. La police est très répandue pour éviter les dérives trop importantes.

Ex: le propriétaire qui souhaite faire du B&B (casa particular) doit payer tous les mois 200US$ minimum au gouvernement, (il faut bien compenser le déficit, lie à l’embargo), il y a une forte répercussion sur les prix.



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Publié à 11:45, le 28/11/2007, La Havane
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SOUVIENS-TOI!

 TV 5 que j'ai regardé un ou deux jours m'a tenu informé de l'évolution de la grève. J'ai ainsi coupé le cordon de la civilisation très progressivement. J'ai vu que la population perdait vite patience. Cette après-midi, j'étais dans un bus aussi serré qu'à Paris seulement ici c'est toute l'année comme ça, je peux goûter aux joies des pénuries. Conclusion, tout est question d'habitude...



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Publié à 02:44, le 18/11/2007, La Havane
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ACHAT VELO

 Je dis toujours, il faut toujours s’imprégner du pays  avant de se précipiter et se faire arnaquer. C’est ainsi, que j’ai fait l’acquisition dès le deuxième jour d’un vélo. Je me suis dit en le mettant dans l’ascenseur de l’hôtel, que je ne ferais pas très sérieux aux yeux de n’importe quel cycliste. Comment s’imaginer faire des Km avec une telle épave chinoise. Je n’arrivais pas à le regarder, mais sa puissante odeur de cambouis me rappelait à lui toute la soirée.  Puis ma capacité à relativiser a fait son chemin et j’en suis venu à me dire que j’ai fait une bonne action auprès de la population. Si j’arrive au bout du voyage avec ça, je pourrai dire que j’ai vécu à la Cubaine. Et, voir avec ce qu’ils  roulent, tout est possible. Notre Nicolas aurait du travail, ici.

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Publié à 02:37, le 17/11/2007, La Havane
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SOURIEZ VOUS ETES FILMES

À la douane, ils vous  font prendre des poses pas possibles. Je me suis cru chez le coiffeur à tourner la tête dans tous les sens, devant leur caméra. Wellcome in cuba. Me disculpe: bienvenudo in Cuba!



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Publié à 02:28, le 16/11/2007,
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